Le glossaire sans jargon

Les mots que j'emploie dans mes articles, mes guides et mes simulateurs, expliqués en une phrase qui se suffit à elle-même. Chaque définition renvoie à sa source officielle et aux contenus du site où le mot sert.

Chiffres à jour au .

Les enveloppes

Enveloppe

Le cadre juridique et fiscal dans lequel vous placez votre argent : assurance-vie, PEA, PER ou compte-titres. Ce n'est pas l'enveloppe qui rapporte, ce sont les supports qu'elle contient ; c'est elle, en revanche, qui fixe l'impôt, les règles de retrait et ce qui se passe au décès.

Exemple : Le même fonds indiciel n'est pas imposé de la même façon dans un PEA et dans un compte-titres.

Source : Service-public, assurance-vie et supports d'investissement

Assurance-vie

Un contrat d'épargne ouvert auprès d'un assureur, dans lequel vous placez votre argent sur des supports : fonds euros, unités de compte. L'argent reste disponible à tout moment, les gains sont imposés plus légèrement après 8 ans, et au décès le capital revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, avec une fiscalité propre.

Source : Service-public, assurance-vie

Contrat de capitalisation

Le cousin de l'assurance-vie : mêmes supports, même fiscalité de votre vivant, même règle des 8 ans. La différence est au décès : il n'a pas de clause bénéficiaire, ne se dénoue pas et entre dans votre succession. En contrepartie, il peut être donné de votre vivant en gardant son antériorité fiscale.

Source : BOFiP, donation d'un contrat de capitalisation (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50)

PERaussi : plan d'épargne retraite

Une enveloppe pour préparer la retraite. Vos versements peuvent être déduits de votre revenu imposable, en échange d'un blocage jusqu'à la retraite, sauf dans sept cas prévus par la loi, dont l'achat de la résidence principale. À la sortie, l'impôt économisé au départ est en partie repris.

Exemple : En 2026, un salarié peut déduire jusqu'à 10 % de ses revenus professionnels de 2025, dans la limite de 37 680 €, ou 4 710 € si c'est plus favorable, pour des versements faits avant 70 ans.

Source : Service-public, plan d'épargne retraite (PER)

PEAaussi : plan d'épargne en actions

Une enveloppe réservée aux actions d'entreprises européennes, détenues directement ou par des fonds, avec au plus 150 000 € de versements. Après 5 ans, les gains retirés ne paient plus d'impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux restent dus, 18,6 % en 2026 pour les gains réalisés depuis 2018.

Source : Service-public, plan d'épargne en actions

Compte-titresaussi : CTO

Un compte pour acheter et garder des actions, obligations, fonds ou ETF du monde entier, sans plafond ni blocage. Il n'a aucun avantage fiscal : chaque dividende et chaque plus-value réalisée est imposé l'année même, à 31,4 % par défaut en 2026.

Source : AMF, le compte-titres ordinaire

Antériorité fiscaleaussi : règle des 8 ans

L'âge fiscal d'une assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation, compté depuis son ouverture. Après 8 ans, les gains retirés profitent chaque année d'un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié ou pacsé), puis d'un impôt de 7,5 %, porté à 12,8 % pour la part des gains liée aux versements faits depuis le 27 septembre 2017 au-delà de 150 000 €, tous contrats confondus. Avant 8 ans, les gains paient 30 % par défaut, pour les versements faits depuis le 27 septembre 2017. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus dans tous les cas.

Exemple : Ouvrir un contrat avec une petite somme dès aujourd'hui fait démarrer le compteur des 8 ans.

Source : Service-public, fiscalité de l'assurance-vie

Rachataussi : rachat partiel, rachat total

Un retrait d'argent sur une assurance-vie ou un contrat de capitalisation. Un rachat partiel laisse le contrat ouvert, un rachat total le ferme. Seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée, jamais l'argent que vous avez versé. Sur un PER, la sortie avant la retraite s'appelle un déblocage anticipé.

Exemple : Sur un contrat de 100 000 € dont 20 000 € de gains, un retrait de 10 000 € contient 2 000 € de gains imposables.

Source : Service-public, fiscalité de l'assurance-vie

Déblocage anticipé

La sortie de l'argent d'un PER avant la retraite, possible seulement dans sept cas prévus par la loi : décès du conjoint ou du partenaire de PACS ; invalidité de vous-même, de votre conjoint ou de vos enfants ; maladie grave, handicap ou accident grave d'un enfant à votre charge ; surendettement ; fin des droits au chômage ; cessation d'une activité non salariée après une liquidation judiciaire ; achat de la résidence principale. Ce dernier cas ne permet pas de retirer l'épargne issue des versements obligatoires de l'entreprise.

Source : Service-public, plan d'épargne retraite (PER)

Clause bénéficiaire

La phrase de votre assurance-vie, ou de votre PER assurance tant que vous ne l'avez pas débloqué, qui désigne qui recevra l'argent à votre décès. Vous la rédigez librement et pouvez la modifier à tout moment, sauf si un bénéficiaire l'a acceptée avec votre accord. Un contrat de capitalisation n'en a pas.

Exemple : « Mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, par parts égales, à défaut mes héritiers. »

Source : Service-public, bénéficiaire d'une assurance-vie

Les placements

Support

Un placement précis logé dans votre enveloppe : le fonds euros, un fonds actions, un ETF, une SCPI. Vous choisissez vos supports et pouvez en changer sans sortir de l'enveloppe.

Exemple : Dans une même assurance-vie, 60 % sur le fonds euros et 40 % sur un ETF monde.

Source : Service-public, assurance-vie et supports d'investissement

Fonds eurosaussi : fonds en euros

Le support dont l'assureur garantit le capital, proposé dans l'assurance-vie, le contrat de capitalisation et le PER assurance : votre épargne ne peut pas baisser, hors frais de gestion sur certains contrats. En échange, le rendement est modeste et fixé chaque année par l'assureur.

Source : Service-public, assurance-vie

Unité de compteaussi : UC

Un support dont la valeur suit les marchés (fonds actions, obligations, immobilier), proposé dans l'assurance-vie, le contrat de capitalisation et le PER assurance. L'assureur garantit le nombre de parts que vous détenez, pas leur valeur, qui peut monter comme baisser.

Source : Service-public, assurance-vie

Action

Une part du capital d'une entreprise. Elle peut rapporter des dividendes et prendre de la valeur, mais son prix varie tous les jours et peut baisser fortement : c'est historiquement le placement le plus rémunérateur sur longue durée, sans garantie pour l'avenir, et le plus risqué à court terme.

Source : AMF, investir en direct en actions cotées

Obligation

Un prêt à une entreprise ou à un État, qui vous verse des intérêts puis vous rembourse à une date fixée. Moins risquée qu'une action, elle peut tout de même perdre de la valeur si les taux montent ou si l'emprunteur ne peut pas payer.

Source : AMF, les obligations

Fonds d'investissementaussi : OPC, OPCVM, FCP, SICAV

Un portefeuille de placements détenu en commun par de nombreux épargnants et confié à une société de gestion agréée par l'AMF ou par le régulateur d'un autre pays européen. Vous en achetez des parts, dont la valeur suit celle des placements du fonds.

Source : AMF, investir en fonds et SICAV

ETFaussi : fonds indiciel, tracker

Un fonds coté en bourse qui reproduit un indice, à la hausse comme à la baisse. Il s'achète et se vend à tout moment de la journée, et ses frais sont en général bas.

Exemple : Un ETF CAC 40 monte et baisse comme le CAC 40, moins ses frais.

Source : AMF, les ETF : caractéristiques et analyse des risques

SCPIaussi : société civile de placement immobilier

Une société qui achète et loue un patrimoine immobilier, surtout professionnel, et vous verse chaque trimestre une part des loyers, après frais, en proportion de vos parts. Le ticket d'entrée est plus faible qu'un achat direct, mais ni le capital ni les revenus ne sont garantis, et la revente des parts peut prendre des mois.

Source : AMF, investir dans une SCPI

Private equityaussi : capital-investissement, FCPR, FCPI, FIP

Investir dans des entreprises non cotées en bourse, le plus souvent par des fonds spécialisés. L'argent est bloqué de longues années, souvent jusqu'à dix ans et parfois davantage, sans garantie de récupérer votre mise : un placement à réserver à une petite part d'un patrimoine déjà diversifié.

Source : AMF, guide du capital-investissement (2023)

DICaussi : document d'informations clés

Une fiche au format européen, de deux à trois pages, remise avant toute souscription. Elle résume un placement : ce qu'il fait, son niveau de risque noté de 1 à 7, ses frais et la durée de placement conseillée. Ce n'est pas une publicité.

Source : AMF, comprendre le document d'informations clés

Indicateur de risqueaussi : SRI

La note de 1 à 7 affichée dans le DIC de chaque placement : 1 pour le plus stable, 7 pour le plus risqué. Elle combine le risque de marché et le risque que l'émetteur ne puisse pas payer, pour une détention sur la durée recommandée.

Source : AMF, comprendre le document d'informations clés

Arbitrage

Vendre un placement pour en acheter un autre. Dans une assurance-vie, un PER ou un PEA, l'argent reste dans l'enveloppe, donc pas d'impôt, mais des frais d'arbitrage peuvent s'appliquer. Dans un compte-titres, vendre pour racheter déclenche l'impôt sur la plus-value.

Exemple : Passer 10 000 € du fonds euros vers un fonds actions.

Source : Service-public, assurance-vie

Gestion pilotéeaussi : gestion sous mandat, mandat de gestion

Vous confiez à un professionnel le choix et les changements de vos supports, selon un niveau de risque convenu avec vous, contre des frais en plus. On parle aussi de gestion sous mandat. Dans la gestion libre, à l'inverse, vous décidez seul.

Source : Service-public, assurance-vie

Investir

Épargne de précaution

Une réserve d'argent disponible immédiatement et sans risque de perte, pour faire face aux imprévus sans devoir vendre un placement au mauvais moment. Elle se place sur des livrets, pas sur les marchés, et se constitue avant d'investir.

Source : Banque de France, Mes questions d'argent

Horizon de placement

La durée pendant laquelle vous pouvez laisser votre argent placé sans en avoir besoin. Plus il est long, plus vous pouvez supporter les baisses temporaires des placements risqués ; plus il est court, plus la part en actions doit être faible.

Exemple : Un argent qui doit servir dans trois ans, quoi qu'il arrive, n'a rien à faire en actions.

Source : AMF, investir votre épargne étape par étape

Allocationaussi : répartition

La répartition de votre épargne entre grandes familles de placements : actions, obligations, fonds euros, immobilier, liquidités. C'est elle, bien plus que le choix de tel ou tel fonds, qui fixe le risque que vous portez et le rendement que vous pouvez espérer.

Exemple : 60 % en actions et 40 % sur le fonds euros.

Source : AMF, investir votre épargne étape par étape

Diversification

Répartir votre argent entre des placements qui ne réagissent pas tous de la même façon, par secteur, par pays ou par type d'actif, pour qu'une mauvaise nouvelle ne touche pas tout votre patrimoine à la fois. Elle réduit le risque sans le supprimer.

Source : AMF, investir votre épargne étape par étape

Volatilité

L'ampleur des variations de prix d'un placement, à la hausse comme à la baisse. Un placement très volatil peut beaucoup monter ou beaucoup baisser en peu de temps ; elle mesure l'inconfort du parcours, pas une perte définitive.

Source : AMF, investir votre épargne étape par étape

Inflation

La hausse générale des prix, qui fait baisser ce que votre argent permet d'acheter. Un placement qui rapporte moins que l'inflation vous appauvrit, même si son montant affiché augmente.

Source : INSEE, définition de l'inflation

Intérêts composésaussi : capitalisation

Les gains d'une année s'ajoutent au capital et rapportent à leur tour l'année suivante. L'effet est faible au début et devient considérable avec le temps : c'est pourquoi la durée compte autant que le rendement.

Source : Service-public, assurance-vie

DCAaussi : investissement programmé, versements programmés

Investir une somme en plusieurs fois, à intervalles réguliers, plutôt qu'en un versement unique. Le DCA réduit le risque de tout placer au mauvais moment ; en contrepartie, sur des marchés qui montent le plus souvent, investir d'un coup rapporte généralement davantage.

Exemple : Placer 60 000 € en douze versements de 5 000 € au lieu d'un seul versement.

Source : AMF, stimuler l'investissement de long terme en actions (2017)

Versement uniqueaussi : lump sum

Investir toute une somme en une seule fois, plutôt qu'en plusieurs versements étalés dans le temps. Sur des marchés qui montent plus souvent qu'ils ne baissent, il fait mieux qu'un étalement environ deux fois sur trois ; le tiers restant, ce sont les entrées juste avant une baisse.

Source : Vanguard, Cost averaging: invest now or temporarily hold your cash? (2023)

Les frais

Frais d'entréeaussi : frais sur versement

Un montant, le plus souvent un pourcentage, retenu sur les sommes que vous versez sur une assurance-vie ou un PER, ou inclus dans le prix des parts d'une SCPI, avant même que votre argent soit placé. Certains contrats et certaines SCPI n'en prennent pas. On parle aussi de frais sur versement.

Exemple : Avec 2 % de frais, sur 10 000 € versés, 9 800 € sont réellement placés.

Source : Service-public, assurance-vie

Frais de gestion

Un pourcentage prélevé chaque année sur l'épargne accumulée dans une assurance-vie, un contrat de capitalisation ou un PER, que les marchés montent ou baissent. Il s'ajoute aux frais propres à chaque fonds, les frais courants, affichés dans le DIC.

Exemple : 1 % par an sur 100 000 €, soit 1 000 € cette année.

Source : Service-public, assurance-vie

Frais courants

Les frais annuels propres à un fonds. Ils ne sont pas débités à part : ils réduisent directement la valeur du fonds. Ils figurent dans le DIC et s'ajoutent aux frais de gestion du contrat ; en assurance-vie, votre relevé annuel doit tout de même en indiquer le montant pour chaque unité de compte.

Source : AMF, terminologie des coûts

Rétrocession

La part des frais d'un fonds ou d'un contrat reversée par le gestionnaire à celui qui vous l'a vendu. Elle est déjà comprise dans les frais que vous payez, mais elle peut orienter le conseil vers les produits qui rémunèrent le mieux le distributeur.

Source : AMF, terminologie des coûts

Retraite

Trimestre

L'unité de compte de votre carrière pour la retraite de base. Un trimestre ne correspond pas à trois mois de travail : il se valide par un salaire soumis à cotisations égal à 150 fois le SMIC horaire du 1er janvier, soit 1 803 € bruts en 2026, quel que soit le temps travaillé. Certaines périodes, comme le chômage indemnisé, la maladie ou la maternité, en valident aussi. Une année en compte quatre au plus.

Source : Service-public, validation des trimestres de retraite

Taux plein

Le taux maximal de calcul de la retraite de base, 50 % au régime général. Vous l'obtenez avec tous les trimestres requis pour votre génération, ou automatiquement à 67 ans. Il supprime la décote, mais pas la proportion liée à une carrière incomplète.

Source : Service-public, calcul de la retraite de base

Décote

La réduction appliquée si vous partez sans tous vos trimestres : le taux de calcul perd 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit 37,5 % au minimum. Le nombre retenu est le plus petit entre les trimestres manquants et ceux qui vous séparent de 67 ans. Elle s'applique à vie, mais ne joue plus si vous partez à 67 ans.

Source : Service-public, calcul de la retraite de base

Surcote

La majoration de 1,25 % de la pension de base pour chaque trimestre travaillé après l'âge légal, une fois tous vos trimestres acquis. À la différence de la décote, elle joue sur le montant de la pension, pas sur son taux.

Source : Service-public, surcote

Salaire annuel moyenaussi : SAM, revenu annuel moyen

La base de calcul de la retraite de base des salariés : la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire, chacune retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale de l'année (48 060 € en 2026). Pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026, elle porte sur 24 années pour un parent ayant une majoration pour un enfant, 23 pour deux enfants ou plus.

Source : Service-public, calcul de la retraite de base

Point de retraiteaussi : point Agirc-Arrco

L'unité de la retraite complémentaire des salariés du privé. Vos cotisations achètent des points chaque année ; à la retraite, la pension annuelle est le nombre de points multiplié par la valeur du point, 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025.

Source : Agirc-Arrco, paramètres du régime

Relevé de carrièreaussi : relevé de situation individuelle, RIS

Le document qui rassemble, année par année, vos trimestres et vos points dans tous vos régimes. Il se consulte à tout âge sur info-retraite.fr, et vous est aussi envoyé à 35, 40, 45 et 50 ans, puis tous les cinq ans.

Source : Info-retraite, voir ma carrière

Taux de remplacement

La première pension nette rapportée au dernier salaire net. Pour une carrière complète et les générations qui partent aujourd'hui, il est d'environ 75 % pour un non-cadre du privé et d'environ 50 % pour un cadre, dont la retraite de base est plafonnée ; il baisse pour les générations suivantes.

Source : Conseil d'orientation des retraites, rapport annuel de juin 2026

Rachat de trimestres

Payer des cotisations pour des années d'études ou des années incomplètes, douze trimestres au plus, afin de réduire la décote ou d'améliorer la pension. En 2026, un trimestre coûte entre 1 055 € et 6 684 € selon l'âge, le revenu et l'option choisie, déductibles du revenu imposable.

Source : Service-public, rachat de trimestres

Pension de réversion

Une part de la retraite d'une personne décédée, versée à son conjoint ou ex-conjoint. Seul le mariage y ouvre droit, pas le PACS ni le concubinage. Au régime général, elle représente 54 % de la pension de base du défunt, sous conditions d'âge et de ressources.

Source : Service-public, pension de réversion de l'Assurance retraite

Rente viagère

Une somme versée régulièrement jusqu'à la fin de votre vie, en échange du capital que vous cédez. C'est une assurance contre le risque de vivre longtemps ; en contrepartie, ce capital ne se transmet plus, sauf si vous avez choisi au départ une option de réversion ou d'annuités garanties, qui réduit la rente.

Source : Service-public, plan d'épargne retraite (PER)

Fiscalité

PFUaussi : prélèvement forfaitaire unique

L'impôt sur le revenu forfaitaire de 12,8 % appliqué par défaut aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values de vente de titres, ramené à 7,5 % pour une partie des gains d'assurance-vie de plus de 8 ans. Les prélèvements sociaux s'y ajoutent : c'est leur somme qu'on appelle la flat tax. Attention, certaines sources officielles emploient aussi « PFU » pour ce taux global.

Source : Impots.gouv, les revenus mobiliers

Flat tax

Le taux global appliqué par défaut aux revenus de placement : intérêts, dividendes, plus-values. Elle additionne le PFU, l'impôt sur le revenu de 12,8 %, et les prélèvements sociaux : 31,4 % en 2026 (12,8 % et 18,6 %), mais 30 % pour les gains d'une assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation de moins de 8 ans et pour les intérêts du PEL et du CEL, dont les prélèvements sociaux restent à 17,2 %. Vous pouvez choisir à la place le barème de l'impôt sur le revenu, pour l'ensemble de vos revenus de placement de l'année, s'il vous est plus favorable.

Source : Service-public, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine

Prélèvements sociaux

Des contributions prises sur les gains de vos placements, en plus de l'impôt sur le revenu, pour financer la protection sociale. En 2026 : 18,6 % dans la plupart des cas (PEA, compte-titres, PER), mais 17,2 % notamment pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, le PEL et le CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières.

Source : Service-public, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine

Tranche marginale d'impositionaussi : TMI, taux marginal

Le taux d'impôt qui frappe la dernière part de votre revenu imposable : 0, 11, 30, 41 ou 45 %. Il ne s'applique pas à tout votre revenu, seulement à ce qui dépasse le seuil de la tranche. C'est lui qui mesure ce que vous fait gagner une déduction.

Exemple : Dans la tranche à 30 %, 1 000 € versés sur un PER réduisent l'impôt d'environ 300 €.

Source : Impots.gouv, calculer son taux d'imposition

Abattement

Une somme retirée avant de calculer un impôt : en dessous de ce montant, vous ne payez rien. Exemples en 2026 : 4 600 € par an sur les gains d'une assurance-vie de plus de 8 ans, 100 000 € par parent et par enfant en donation comme en succession, 152 500 € par bénéficiaire d'une assurance-vie pour les versements faits avant 70 ans.

Source : Service-public, droits de succession

Transmission

Ligne directe

Le lien de parenté entre ascendants et descendants : parents, enfants, petits-enfants. Entre parent et enfant, dans les deux sens, l'abattement est de 100 000 € ; il est plus faible pour un petit-enfant. Au-delà, le barème de la ligne directe va de 5 à 45 %.

Source : Service-public, droits de succession

Réserve héréditaire

La part de votre patrimoine que la loi réserve à certains héritiers, et que vous ne pouvez ni donner ni léguer à d'autres : la moitié s'il y a un enfant, les deux tiers pour deux, les trois quarts pour trois ou plus, à partager entre eux. Sans enfant, votre conjoint marié est réservataire pour un quart. Sans enfant ni conjoint, il n'y a pas de réserve.

Source : Service-public, peut-on déshériter ses enfants ?

Quotité disponible

La part de votre patrimoine que vous pouvez donner ou léguer librement, à qui vous voulez : ce qui reste une fois la réserve héréditaire respectée.

Exemple : Avec trois enfants, un quart de votre patrimoine.

Source : Service-public, peut-on déshériter ses enfants ?

Donation

Transmettre de votre vivant de l'argent ou un bien, sans contrepartie. Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant sans droits à payer, et ce montant se reconstitue tous les 15 ans. Au-delà, un barème de 5 à 45 % s'applique.

Source : Service-public, droits de donation

Donation-partage

Une donation qui répartit à l'avance vos biens entre vos héritiers. Sous conditions, la valeur des lots est figée au jour de l'acte, ce qui évite de rediscuter les écarts de valeur au moment de la succession.

Source : Service-public, faire une donation-partage

Droits de succession

L'impôt payé par chaque héritier sur ce qu'il reçoit au décès, calculé sur sa propre part après abattement. Le conjoint marié, et le partenaire de PACS s'il hérite par testament, n'en paient pas. Chaque enfant a droit à 100 000 € d'abattement par parent, puis à un barème de 5 à 45 %.

Source : Service-public, droits de succession

Démembrementaussi : usufruit, nue-propriété

La propriété d'un bien partagée en deux. L'usufruitier l'utilise et en perçoit les revenus ; le nu-propriétaire en détient le fond et le récupère en entier au décès de l'usufruitier, sans droits de succession à payer à ce moment-là.

Exemple : Des parents donnent la nue-propriété d'un appartement à leurs enfants et continuent de l'habiter.

Source : Service-public, usufruit et nue-propriété

Le conseil

Conseiller en investissements financiersaussi : CIF

Le statut réglementé des professionnels qui conseillent sur des placements financiers. Un CIF doit adhérer à une association agréée par l'AMF, qui le contrôle, et être immatriculé à l'ORIAS.

Source : AMF, les conseillers en investissements financiers

ORIAS

Le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance. Avant de confier votre épargne à un conseiller, vous pouvez vérifier sur orias.fr qu'il y est bien inscrit, et pour quelles activités.

Source : ORIAS

AMFaussi : Autorité des marchés financiers

L'autorité publique indépendante qui régule les marchés financiers et les placements proposés aux épargnants. Elle agrée les associations professionnelles des conseillers en investissements financiers, qui les contrôlent en premier lieu, et peut elle-même les contrôler et les sanctionner. Elle publie des listes noires des sites non autorisés.

Source : AMF, nos missions

ACPRaussi : Autorité de contrôle prudentiel et de résolution

L'autorité adossée à la Banque de France qui supervise les banques et les assureurs, et veille à la protection de leurs clients, notamment pour l'assurance-vie.

Source : ACPR, nos missions

Honoraires

Un conseiller rémunéré par des honoraires est payé directement par vous, pour un prix fixé à l'avance, plutôt que par des rétrocessions versées par les sociétés dont il vous propose les produits. Un conseiller non indépendant peut cumuler les deux. Un conseil dit indépendant doit comparer un éventail suffisant de produits de fournisseurs différents et ne peut garder aucune rétrocession : s'il en reçoit, il doit vous les reverser.

Source : AMF, les conseillers en investissements financiers