Le glossaire sans jargon
Les mots que j'emploie dans mes articles, mes guides et mes simulateurs, expliqués en une phrase qui se suffit à elle-même. Chaque définition renvoie à sa source officielle et aux contenus du site où le mot sert.
Chiffres à jour au .
Les enveloppes
- Enveloppe
Le cadre juridique et fiscal dans lequel vous placez votre argent : assurance-vie, PEA, PER ou compte-titres. Ce n'est pas l'enveloppe qui rapporte, ce sont les supports qu'elle contient ; c'est elle, en revanche, qui fixe l'impôt, les règles de retrait et ce qui se passe au décès.
Exemple : Le même fonds indiciel n'est pas imposé de la même façon dans un PEA et dans un compte-titres.
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Comparateur d'enveloppes
Source : Service-public, assurance-vie et supports d'investissement
- Assurance-vie
Un contrat d'épargne ouvert auprès d'un assureur, dans lequel vous placez votre argent sur des supports : fonds euros, unités de compte. L'argent reste disponible à tout moment, les gains sont imposés plus légèrement après 8 ans, et au décès le capital revient aux bénéficiaires que vous avez désignés, avec une fiscalité propre.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- L'assurance-vie, mode d'emploi
- Simulateur : Projection d'une assurance-vie
Source : Service-public, assurance-vie
- Contrat de capitalisation
Le cousin de l'assurance-vie : mêmes supports, même fiscalité de votre vivant, même règle des 8 ans. La différence est au décès : il n'a pas de clause bénéficiaire, ne se dénoue pas et entre dans votre succession. En contrepartie, il peut être donné de votre vivant en gardant son antériorité fiscale.
Source : BOFiP, donation d'un contrat de capitalisation (BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50)
- PERaussi : plan d'épargne retraite
Une enveloppe pour préparer la retraite. Vos versements peuvent être déduits de votre revenu imposable, en échange d'un blocage jusqu'à la retraite, sauf dans sept cas prévus par la loi, dont l'achat de la résidence principale. À la sortie, l'impôt économisé au départ est en partie repris.
Exemple : En 2026, un salarié peut déduire jusqu'à 10 % de ses revenus professionnels de 2025, dans la limite de 37 680 €, ou 4 710 € si c'est plus favorable, pour des versements faits avant 70 ans.
- PEAaussi : plan d'épargne en actions
Une enveloppe réservée aux actions d'entreprises européennes, détenues directement ou par des fonds, avec au plus 150 000 € de versements. Après 5 ans, les gains retirés ne paient plus d'impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux restent dus, 18,6 % en 2026 pour les gains réalisés depuis 2018.
- Compte-titresaussi : CTO
Un compte pour acheter et garder des actions, obligations, fonds ou ETF du monde entier, sans plafond ni blocage. Il n'a aucun avantage fiscal : chaque dividende et chaque plus-value réalisée est imposé l'année même, à 31,4 % par défaut en 2026.
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Comparateur d'enveloppes
Source : AMF, le compte-titres ordinaire
- Antériorité fiscaleaussi : règle des 8 ans
L'âge fiscal d'une assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation, compté depuis son ouverture. Après 8 ans, les gains retirés profitent chaque année d'un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple marié ou pacsé), puis d'un impôt de 7,5 %, porté à 12,8 % pour la part des gains liée aux versements faits depuis le 27 septembre 2017 au-delà de 150 000 €, tous contrats confondus. Avant 8 ans, les gains paient 30 % par défaut, pour les versements faits depuis le 27 septembre 2017. Les prélèvements sociaux de 17,2 % sont dus dans tous les cas.
Exemple : Ouvrir un contrat avec une petite somme dès aujourd'hui fait démarrer le compteur des 8 ans.
- Rachataussi : rachat partiel, rachat total
Un retrait d'argent sur une assurance-vie ou un contrat de capitalisation. Un rachat partiel laisse le contrat ouvert, un rachat total le ferme. Seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée, jamais l'argent que vous avez versé. Sur un PER, la sortie avant la retraite s'appelle un déblocage anticipé.
Exemple : Sur un contrat de 100 000 € dont 20 000 € de gains, un retrait de 10 000 € contient 2 000 € de gains imposables.
- Déblocage anticipé
La sortie de l'argent d'un PER avant la retraite, possible seulement dans sept cas prévus par la loi : décès du conjoint ou du partenaire de PACS ; invalidité de vous-même, de votre conjoint ou de vos enfants ; maladie grave, handicap ou accident grave d'un enfant à votre charge ; surendettement ; fin des droits au chômage ; cessation d'une activité non salariée après une liquidation judiciaire ; achat de la résidence principale. Ce dernier cas ne permet pas de retirer l'épargne issue des versements obligatoires de l'entreprise.
- Clause bénéficiaire
La phrase de votre assurance-vie, ou de votre PER assurance tant que vous ne l'avez pas débloqué, qui désigne qui recevra l'argent à votre décès. Vous la rédigez librement et pouvez la modifier à tout moment, sauf si un bénéficiaire l'a acceptée avec votre accord. Un contrat de capitalisation n'en a pas.
Exemple : « Mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, par parts égales, à défaut mes héritiers. »
Les placements
- Support
Un placement précis logé dans votre enveloppe : le fonds euros, un fonds actions, un ETF, une SCPI. Vous choisissez vos supports et pouvez en changer sans sortir de l'enveloppe.
Exemple : Dans une même assurance-vie, 60 % sur le fonds euros et 40 % sur un ETF monde.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- Frais d'assurance-vie : ce qui compte vraiment
- Simulateur : Pire moment d'entrée
Source : Service-public, assurance-vie et supports d'investissement
- Fonds eurosaussi : fonds en euros
Le support dont l'assureur garantit le capital, proposé dans l'assurance-vie, le contrat de capitalisation et le PER assurance : votre épargne ne peut pas baisser, hors frais de gestion sur certains contrats. En échange, le rendement est modeste et fixé chaque année par l'assureur.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- L'assurance-vie, mode d'emploi
- Simulateur : Projection d'une assurance-vie
Source : Service-public, assurance-vie
- Unité de compteaussi : UC
Un support dont la valeur suit les marchés (fonds actions, obligations, immobilier), proposé dans l'assurance-vie, le contrat de capitalisation et le PER assurance. L'assureur garantit le nombre de parts que vous détenez, pas leur valeur, qui peut monter comme baisser.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- L'assurance-vie, mode d'emploi
- Simulateur : Pire moment d'entrée
Source : Service-public, assurance-vie
- Action
Une part du capital d'une entreprise. Elle peut rapporter des dividendes et prendre de la valeur, mais son prix varie tous les jours et peut baisser fortement : c'est historiquement le placement le plus rémunérateur sur longue durée, sans garantie pour l'avenir, et le plus risqué à court terme.
- Obligation
Un prêt à une entreprise ou à un État, qui vous verse des intérêts puis vous rembourse à une date fixée. Moins risquée qu'une action, elle peut tout de même perdre de la valeur si les taux montent ou si l'emprunteur ne peut pas payer.
Source : AMF, les obligations
- Fonds d'investissementaussi : OPC, OPCVM, FCP, SICAV
Un portefeuille de placements détenu en commun par de nombreux épargnants et confié à une société de gestion agréée par l'AMF ou par le régulateur d'un autre pays européen. Vous en achetez des parts, dont la valeur suit celle des placements du fonds.
Source : AMF, investir en fonds et SICAV
- ETFaussi : fonds indiciel, tracker
Un fonds coté en bourse qui reproduit un indice, à la hausse comme à la baisse. Il s'achète et se vend à tout moment de la journée, et ses frais sont en général bas.
Exemple : Un ETF CAC 40 monte et baisse comme le CAC 40, moins ses frais.
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Matrice des rendements historiques
Source : AMF, les ETF : caractéristiques et analyse des risques
- SCPIaussi : société civile de placement immobilier
Une société qui achète et loue un patrimoine immobilier, surtout professionnel, et vous verse chaque trimestre une part des loyers, après frais, en proportion de vos parts. Le ticket d'entrée est plus faible qu'un achat direct, mais ni le capital ni les revenus ne sont garantis, et la revente des parts peut prendre des mois.
- Investir au-delà du livret : ce que vous achetez vraiment
- Simulateur : SCPI : frais et qualité de gestion
Source : AMF, investir dans une SCPI
- Private equityaussi : capital-investissement, FCPR, FCPI, FIP
Investir dans des entreprises non cotées en bourse, le plus souvent par des fonds spécialisés. L'argent est bloqué de longues années, souvent jusqu'à dix ans et parfois davantage, sans garantie de récupérer votre mise : un placement à réserver à une petite part d'un patrimoine déjà diversifié.
- DICaussi : document d'informations clés
Une fiche au format européen, de deux à trois pages, remise avant toute souscription. Elle résume un placement : ce qu'il fait, son niveau de risque noté de 1 à 7, ses frais et la durée de placement conseillée. Ce n'est pas une publicité.
- Indicateur de risqueaussi : SRI
La note de 1 à 7 affichée dans le DIC de chaque placement : 1 pour le plus stable, 7 pour le plus risqué. Elle combine le risque de marché et le risque que l'émetteur ne puisse pas payer, pour une détention sur la durée recommandée.
- Arbitrage
Vendre un placement pour en acheter un autre. Dans une assurance-vie, un PER ou un PEA, l'argent reste dans l'enveloppe, donc pas d'impôt, mais des frais d'arbitrage peuvent s'appliquer. Dans un compte-titres, vendre pour racheter déclenche l'impôt sur la plus-value.
Exemple : Passer 10 000 € du fonds euros vers un fonds actions.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
Source : Service-public, assurance-vie
- Gestion pilotéeaussi : gestion sous mandat, mandat de gestion
Vous confiez à un professionnel le choix et les changements de vos supports, selon un niveau de risque convenu avec vous, contre des frais en plus. On parle aussi de gestion sous mandat. Dans la gestion libre, à l'inverse, vous décidez seul.
Source : Service-public, assurance-vie
Investir
- Épargne de précaution
Une réserve d'argent disponible immédiatement et sans risque de perte, pour faire face aux imprévus sans devoir vendre un placement au mauvais moment. Elle se place sur des livrets, pas sur les marchés, et se constitue avant d'investir.
- Horizon de placement
La durée pendant laquelle vous pouvez laisser votre argent placé sans en avoir besoin. Plus il est long, plus vous pouvez supporter les baisses temporaires des placements risqués ; plus il est court, plus la part en actions doit être faible.
Exemple : Un argent qui doit servir dans trois ans, quoi qu'il arrive, n'a rien à faire en actions.
- Allocationaussi : répartition
La répartition de votre épargne entre grandes familles de placements : actions, obligations, fonds euros, immobilier, liquidités. C'est elle, bien plus que le choix de tel ou tel fonds, qui fixe le risque que vous portez et le rendement que vous pouvez espérer.
Exemple : 60 % en actions et 40 % sur le fonds euros.
- Diversification
Répartir votre argent entre des placements qui ne réagissent pas tous de la même façon, par secteur, par pays ou par type d'actif, pour qu'une mauvaise nouvelle ne touche pas tout votre patrimoine à la fois. Elle réduit le risque sans le supprimer.
- Volatilité
L'ampleur des variations de prix d'un placement, à la hausse comme à la baisse. Un placement très volatil peut beaucoup monter ou beaucoup baisser en peu de temps ; elle mesure l'inconfort du parcours, pas une perte définitive.
- Inflation
La hausse générale des prix, qui fait baisser ce que votre argent permet d'acheter. Un placement qui rapporte moins que l'inflation vous appauvrit, même si son montant affiché augmente.
Source : INSEE, définition de l'inflation
- Intérêts composésaussi : capitalisation
Les gains d'une année s'ajoutent au capital et rapportent à leur tour l'année suivante. L'effet est faible au début et devient considérable avec le temps : c'est pourquoi la durée compte autant que le rendement.
Source : Service-public, assurance-vie
- DCAaussi : investissement programmé, versements programmés
Investir une somme en plusieurs fois, à intervalles réguliers, plutôt qu'en un versement unique. Le DCA réduit le risque de tout placer au mauvais moment ; en contrepartie, sur des marchés qui montent le plus souvent, investir d'un coup rapporte généralement davantage.
Exemple : Placer 60 000 € en douze versements de 5 000 € au lieu d'un seul versement.
Source : AMF, stimuler l'investissement de long terme en actions (2017)
- Versement uniqueaussi : lump sum
Investir toute une somme en une seule fois, plutôt qu'en plusieurs versements étalés dans le temps. Sur des marchés qui montent plus souvent qu'ils ne baissent, il fait mieux qu'un étalement environ deux fois sur trois ; le tiers restant, ce sont les entrées juste avant une baisse.
Source : Vanguard, Cost averaging: invest now or temporarily hold your cash? (2023)
Les frais
- Frais d'entréeaussi : frais sur versement
Un montant, le plus souvent un pourcentage, retenu sur les sommes que vous versez sur une assurance-vie ou un PER, ou inclus dans le prix des parts d'une SCPI, avant même que votre argent soit placé. Certains contrats et certaines SCPI n'en prennent pas. On parle aussi de frais sur versement.
Exemple : Avec 2 % de frais, sur 10 000 € versés, 9 800 € sont réellement placés.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- Frais d'assurance-vie : ce qui compte vraiment
- Simulateur : Comparateur de frais d'épargne
Source : Service-public, assurance-vie
- Frais de gestion
Un pourcentage prélevé chaque année sur l'épargne accumulée dans une assurance-vie, un contrat de capitalisation ou un PER, que les marchés montent ou baissent. Il s'ajoute aux frais propres à chaque fonds, les frais courants, affichés dans le DIC.
Exemple : 1 % par an sur 100 000 €, soit 1 000 € cette année.
- Guide : Lire son contrat d'assurance-vie
- Frais d'assurance-vie : ce qui compte vraiment
- Simulateur : Comparateur de frais d'épargne
Source : Service-public, assurance-vie
- Frais courants
Les frais annuels propres à un fonds. Ils ne sont pas débités à part : ils réduisent directement la valeur du fonds. Ils figurent dans le DIC et s'ajoutent aux frais de gestion du contrat ; en assurance-vie, votre relevé annuel doit tout de même en indiquer le montant pour chaque unité de compte.
Source : AMF, terminologie des coûts
- Rétrocession
La part des frais d'un fonds ou d'un contrat reversée par le gestionnaire à celui qui vous l'a vendu. Elle est déjà comprise dans les frais que vous payez, mais elle peut orienter le conseil vers les produits qui rémunèrent le mieux le distributeur.
Source : AMF, terminologie des coûts
Retraite
- Trimestre
L'unité de compte de votre carrière pour la retraite de base. Un trimestre ne correspond pas à trois mois de travail : il se valide par un salaire soumis à cotisations égal à 150 fois le SMIC horaire du 1er janvier, soit 1 803 € bruts en 2026, quel que soit le temps travaillé. Certaines périodes, comme le chômage indemnisé, la maladie ou la maternité, en valident aussi. Une année en compte quatre au plus.
Source : Service-public, validation des trimestres de retraite
- Âge légal de départ
L'âge à partir duquel vous pouvez demander votre retraite. Il dépend de votre année de naissance : 62 ans et 9 mois pour une personne née en 1964, 64 ans pour les générations nées à partir de 1969, selon les règles en vigueur au 25 septembre 2026. Partir à cet âge ne garantit pas une pension complète.
- Taux plein
Le taux maximal de calcul de la retraite de base, 50 % au régime général. Vous l'obtenez avec tous les trimestres requis pour votre génération, ou automatiquement à 67 ans. Il supprime la décote, mais pas la proportion liée à une carrière incomplète.
- Décote
La réduction appliquée si vous partez sans tous vos trimestres : le taux de calcul perd 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit 37,5 % au minimum. Le nombre retenu est le plus petit entre les trimestres manquants et ceux qui vous séparent de 67 ans. Elle s'applique à vie, mais ne joue plus si vous partez à 67 ans.
- Surcote
La majoration de 1,25 % de la pension de base pour chaque trimestre travaillé après l'âge légal, une fois tous vos trimestres acquis. À la différence de la décote, elle joue sur le montant de la pension, pas sur son taux.
Source : Service-public, surcote
- Salaire annuel moyenaussi : SAM, revenu annuel moyen
La base de calcul de la retraite de base des salariés : la moyenne de vos 25 meilleures années de salaire, chacune retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale de l'année (48 060 € en 2026). Pour les pensions prenant effet depuis le 1er septembre 2026, elle porte sur 24 années pour un parent ayant une majoration pour un enfant, 23 pour deux enfants ou plus.
- Point de retraiteaussi : point Agirc-Arrco
L'unité de la retraite complémentaire des salariés du privé. Vos cotisations achètent des points chaque année ; à la retraite, la pension annuelle est le nombre de points multiplié par la valeur du point, 1,4386 € depuis le 1er novembre 2025.
Source : Agirc-Arrco, paramètres du régime
- Relevé de carrièreaussi : relevé de situation individuelle, RIS
Le document qui rassemble, année par année, vos trimestres et vos points dans tous vos régimes. Il se consulte à tout âge sur info-retraite.fr, et vous est aussi envoyé à 35, 40, 45 et 50 ans, puis tous les cinq ans.
Source : Info-retraite, voir ma carrière
- Taux de remplacement
La première pension nette rapportée au dernier salaire net. Pour une carrière complète et les générations qui partent aujourd'hui, il est d'environ 75 % pour un non-cadre du privé et d'environ 50 % pour un cadre, dont la retraite de base est plafonnée ; il baisse pour les générations suivantes.
Source : Conseil d'orientation des retraites, rapport annuel de juin 2026
- Rachat de trimestres
Payer des cotisations pour des années d'études ou des années incomplètes, douze trimestres au plus, afin de réduire la décote ou d'améliorer la pension. En 2026, un trimestre coûte entre 1 055 € et 6 684 € selon l'âge, le revenu et l'option choisie, déductibles du revenu imposable.
Source : Service-public, rachat de trimestres
- Pension de réversion
Une part de la retraite d'une personne décédée, versée à son conjoint ou ex-conjoint. Seul le mariage y ouvre droit, pas le PACS ni le concubinage. Au régime général, elle représente 54 % de la pension de base du défunt, sous conditions d'âge et de ressources.
Source : Service-public, pension de réversion de l'Assurance retraite
- Rente viagère
Une somme versée régulièrement jusqu'à la fin de votre vie, en échange du capital que vous cédez. C'est une assurance contre le risque de vivre longtemps ; en contrepartie, ce capital ne se transmet plus, sauf si vous avez choisi au départ une option de réversion ou d'annuités garanties, qui réduit la rente.
Fiscalité
- PFUaussi : prélèvement forfaitaire unique
L'impôt sur le revenu forfaitaire de 12,8 % appliqué par défaut aux intérêts, aux dividendes et aux plus-values de vente de titres, ramené à 7,5 % pour une partie des gains d'assurance-vie de plus de 8 ans. Les prélèvements sociaux s'y ajoutent : c'est leur somme qu'on appelle la flat tax. Attention, certaines sources officielles emploient aussi « PFU » pour ce taux global.
- Assurance-vie : faut-il vraiment attendre 8 ans avant de retirer ?
- Simulateur : Fiscalité des rachats d'assurance-vie
Source : Impots.gouv, les revenus mobiliers
- Flat tax
Le taux global appliqué par défaut aux revenus de placement : intérêts, dividendes, plus-values. Elle additionne le PFU, l'impôt sur le revenu de 12,8 %, et les prélèvements sociaux : 31,4 % en 2026 (12,8 % et 18,6 %), mais 30 % pour les gains d'une assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation de moins de 8 ans et pour les intérêts du PEL et du CEL, dont les prélèvements sociaux restent à 17,2 %. Vous pouvez choisir à la place le barème de l'impôt sur le revenu, pour l'ensemble de vos revenus de placement de l'année, s'il vous est plus favorable.
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Fiscalité des rachats d'assurance-vie
Source : Service-public, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine
- Prélèvements sociaux
Des contributions prises sur les gains de vos placements, en plus de l'impôt sur le revenu, pour financer la protection sociale. En 2026 : 18,6 % dans la plupart des cas (PEA, compte-titres, PER), mais 17,2 % notamment pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, le PEL et le CEL, les revenus fonciers et les plus-values immobilières.
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Fiscalité des rachats d'assurance-vie
Source : Service-public, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine
- Tranche marginale d'impositionaussi : TMI, taux marginal
Le taux d'impôt qui frappe la dernière part de votre revenu imposable : 0, 11, 30, 41 ou 45 %. Il ne s'applique pas à tout votre revenu, seulement à ce qui dépasse le seuil de la tranche. C'est lui qui mesure ce que vous fait gagner une déduction.
Exemple : Dans la tranche à 30 %, 1 000 € versés sur un PER réduisent l'impôt d'environ 300 €.
- Abattement
Une somme retirée avant de calculer un impôt : en dessous de ce montant, vous ne payez rien. Exemples en 2026 : 4 600 € par an sur les gains d'une assurance-vie de plus de 8 ans, 100 000 € par parent et par enfant en donation comme en succession, 152 500 € par bénéficiaire d'une assurance-vie pour les versements faits avant 70 ans.
- Guide : Relire sa clause bénéficiaire
- Assurance-vie, PER, PEA, compte-titres : le guide des quatre enveloppes
- Simulateur : Ce que vos proches recevront
Source : Service-public, droits de succession
Transmission
- Ligne directe
Le lien de parenté entre ascendants et descendants : parents, enfants, petits-enfants. Entre parent et enfant, dans les deux sens, l'abattement est de 100 000 € ; il est plus faible pour un petit-enfant. Au-delà, le barème de la ligne directe va de 5 à 45 %.
Source : Service-public, droits de succession
- Réserve héréditaire
La part de votre patrimoine que la loi réserve à certains héritiers, et que vous ne pouvez ni donner ni léguer à d'autres : la moitié s'il y a un enfant, les deux tiers pour deux, les trois quarts pour trois ou plus, à partager entre eux. Sans enfant, votre conjoint marié est réservataire pour un quart. Sans enfant ni conjoint, il n'y a pas de réserve.
- Quotité disponible
La part de votre patrimoine que vous pouvez donner ou léguer librement, à qui vous voulez : ce qui reste une fois la réserve héréditaire respectée.
Exemple : Avec trois enfants, un quart de votre patrimoine.
- Donation
Transmettre de votre vivant de l'argent ou un bien, sans contrepartie. Chaque parent peut donner 100 000 € à chaque enfant sans droits à payer, et ce montant se reconstitue tous les 15 ans. Au-delà, un barème de 5 à 45 % s'applique.
Source : Service-public, droits de donation
- Donation-partage
Une donation qui répartit à l'avance vos biens entre vos héritiers. Sous conditions, la valeur des lots est figée au jour de l'acte, ce qui évite de rediscuter les écarts de valeur au moment de la succession.
- Droits de succession
L'impôt payé par chaque héritier sur ce qu'il reçoit au décès, calculé sur sa propre part après abattement. Le conjoint marié, et le partenaire de PACS s'il hérite par testament, n'en paient pas. Chaque enfant a droit à 100 000 € d'abattement par parent, puis à un barème de 5 à 45 %.
- Guide : Relire sa clause bénéficiaire
- L'assurance-vie, mode d'emploi
- Simulateur : Ce que vos proches recevront
Source : Service-public, droits de succession
- Démembrementaussi : usufruit, nue-propriété
La propriété d'un bien partagée en deux. L'usufruitier l'utilise et en perçoit les revenus ; le nu-propriétaire en détient le fond et le récupère en entier au décès de l'usufruitier, sans droits de succession à payer à ce moment-là.
Exemple : Des parents donnent la nue-propriété d'un appartement à leurs enfants et continuent de l'habiter.
Le conseil
- Conseiller en investissements financiersaussi : CIF
Le statut réglementé des professionnels qui conseillent sur des placements financiers. Un CIF doit adhérer à une association agréée par l'AMF, qui le contrôle, et être immatriculé à l'ORIAS.
- ORIAS
Le registre officiel des intermédiaires en assurance, banque et finance. Avant de confier votre épargne à un conseiller, vous pouvez vérifier sur orias.fr qu'il y est bien inscrit, et pour quelles activités.
Source : ORIAS
- AMFaussi : Autorité des marchés financiers
L'autorité publique indépendante qui régule les marchés financiers et les placements proposés aux épargnants. Elle agrée les associations professionnelles des conseillers en investissements financiers, qui les contrôlent en premier lieu, et peut elle-même les contrôler et les sanctionner. Elle publie des listes noires des sites non autorisés.
Source : AMF, nos missions
- ACPRaussi : Autorité de contrôle prudentiel et de résolution
L'autorité adossée à la Banque de France qui supervise les banques et les assureurs, et veille à la protection de leurs clients, notamment pour l'assurance-vie.
Source : ACPR, nos missions
- Honoraires
Un conseiller rémunéré par des honoraires est payé directement par vous, pour un prix fixé à l'avance, plutôt que par des rétrocessions versées par les sociétés dont il vous propose les produits. Un conseiller non indépendant peut cumuler les deux. Un conseil dit indépendant doit comparer un éventail suffisant de produits de fournisseurs différents et ne peut garder aucune rétrocession : s'il en reçoit, il doit vous les reverser.
